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RUBRIQUE

LES BIENFAITS DE LA LECTURE

AU COIN DE LA PENSÉE :

Lire est, en quelque sorte, un mets ou une vitamine pour l’esprit, une précieuse ouverture pour les gens qui veulent savoir plus. On lit pour apprendre et pour comprendre. Lire pour mesurer la portée de certaines envolées d’écrivains de toute dimension et en tirer profit.

Comme beaucoup de jeunes de ma génération (aujourd’hui « soixantards ou soixantedizards »), j’aimais « dévorer » des bandes dessinées telles que Blek le Roc, Miky, Zembla et Akim. Je me rappelle que certains parents nous qualifiaient de « lectureurs ». Mais c’est en lisant une épisode de Blek le Roc que j’ai capté cette pensée : « Tout ce qu’il y a de bon dans la vie, c’est la variété ». Dans un prochain exercice « au coin de la pensée », j’exposerai les faits qui ont généré cette déclaration d’un officier britannique.

On s’amusait aussi en lisant les romans-photos où les fillettes notamment commençaient à comprendre le sens des relations sentimentales. Dans l’un de ces romans, il y avait un débat autour du thème : « Quel est le plus mauvais jour de ta vie » ? Parmi les participants se distinguait un jeune prince. Lorsque vint son tour d’intervenir, le prince déclara : « Le plus mauvais jour de ma vie, c’est quand mon père m’a vu embrasser la jeune fille du jardinier ». Vraiment embarrassant pour un membre d’une famille royale !

Fermons cette parenthèse d’adolescent pour aborder un autre chapitre concernant les premières générations de la presse sportive haïtienne (1968-1976) à l’époque où même le télescripteur était un luxe, dans la mesure où seulement quatre stations de radio (Métropole, Nouveau Monde, Haïti Inter et Radio Lumière) possédaient cet appareil « pondeur d’informations ».

De ce fait, Football Magazine et surtout France-Football étaient les armes favorites des chroniqueurs sportifs tels que Renan Michel et moi qui évoluaient respectivement à Radio Port-au-Prince et Radio Progrès, des stations qui ne possédaient pas de télescripteur.

Ainsi, pour notre jeune presse sportive, ces deux bases françaises d’informations étaient une précieuse source en matière de football international. Et les chroniqueurs sportifs haïtiens exploitaient les productions de certains ténors de la presse sportive française tels que Jacques Thibert, Jean-Philippe Retracker, Max Urbini, François Thibault, Pierre Courtois et le célèbre Jacques Ferran, le légendaire éditorialiste de France-Football.

À cette époque, les travailleurs de la presse sportive haïtienne se trouvaient à distance sur le banc de l’école française. Appréciez cette envolée du monumental Jacques Ferran au début des années 70 : « Lorsque l’arrière central de Saint-Étienne et de la sélection tricolore, Bernard Bosquier, part balle au pied, met dans le vent quelques adversaires avant d’adresser une longue passe à Salif Keita ou Hervé Révelli, on se demande quel aurait été le niveau de notre football si la France possédait au moins dix autres joueurs de la trempe du meilleur défenseur de notre pays. Mais si nous n’avons pas d’autres Bosquier, c’est la faute de nos clubs, de nos dirigeants et de notre organisation ».

De son côté, lorsqu’on annonçait l’éventuel transfert au New-York Cosmos de l’ailier droit irlandais de Manchester United, George Best, prédécesseur de Diego Maradona sur le banc des enfants terribles du football, le journaliste Jacques Thibert a précisé dans sa rubrique « Regard sur le monde » que lorsqu’on lui demande comment il est parvenu à faire de sa vie ce témoignage scandaleux, George Best a répondu : « C’est parce que je n’ai pas eu autant de chance que mon partenaire écossais Denis Law de me marier à vingt ans et d’avoir cinq enfants ».

Plus loin, la vedette George Best, idole des fans de Manchester, a ajouté : « C’est parce que, d’autre part, je suis né sous le signe des Gémeaux ». Et Jacques Thibert de conclure : »Ces Gémeaux idéalistes, bohêmes, partatagés entre les contradictions de deux personnalités. Ces Gémeaux qui doivent leur nom aux deux étoiles Castor et Polux. Une constellation, deux étoiles, il était inévitable que George Best échoue un jpur ou l’autre dans le Cosmos. À New-York par exemple ».

Sacré Jacques Ferran ! Sacré Jacques Thibert ! Avec leur plume en or, ils ont, sans le savoir, participé à l’émancipation de notre presse sportive. Ces citations que j’ai notées plus haut, je les ai puisées dans la source de ma mémoire où je conserve certains commentaires de nos confrères français comme des pages d’Histoire d’Haïti ou de physiologie.

Par : Raymond Jean-Louis

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